Les satisfecit ont fait long feu. Les ministres des Finances de la zone euro espéraient que l'accord auquel ils sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi au sujet de l'allégement de la dette grecque suffirait à convaincre le Fonds monétaire international (FMI).
La Grèce, les capitales européennes et le FMI viennent d'échapper au pire: une faillite et une nouvelle crise de nerfs au plus chaud de l'été, quand l'UE aura la tête ailleurs avec les retombées du référendum britannique du 23 juin, quel que soit le résultat.
Le dialogue est-il encore possible entre l'Eurogroupe et le FMI sur la dette grecque ? Selon le Wall Street Journal, l'institution de Washington a proposé un schéma de restructuration de la dette hellénique très éloigné des demandes des créanciers.
Depuis le début de la crise grecque en 2010, la stratégie de la zone euro consiste principalement à reporter à plus tard les choix importants. C'est, du reste, une des clés pour comprendre la durée de cette crise.
Les gouvernements français et allemand ont affiché samedi 16 avril à Washington leur optimisme sur le dossier grec, laissant entrevoir la possibilité d'un prochain accord.
L'Europe va-t-elle affronter à nouveau des réunions d'urgence à répétition jusqu'à l'aube, pour éviter un Grexit (sortie de la Grèce de la zone euro) comme en juillet dernier? Chose certaine aujourd'hui, la pression monte sérieusement.
L'affaire Wikileaks qui a relancé les tensions entre la Grèce et ses créanciers ce week-end, a mis en avant l'impossible ménage à trois entre les créanciers européens, le FMI et le gouvernement grec créé par le troisième mémorandum signé en août dernier.