Idomeni. Le nom de ce petit village grec, situé à la frontière avec la Macédoine, inconnu il y a quelques semaines, pourrait devenir aussi tristement célèbre que Calais. S'y entassent dans un camp précaire des milliers de migrants, venus principalement d'Irak ou de Syrie.
Le soleil est revenu sur le camp de réfugiés d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne. Mais après une nuit pluvieuse, le site n'est qu'un champ de boue. Des feux de camp allumés pour tenter de se réchauffer, s'échappe une odeur âcre.
Un drone a filmé les milliers de réfugiés bloqués au poste grec d'Idomeni, à la frontière avec la Macédoine. Les images, tournées mercredi 3 mars, montrent le manque d'infrastructures pour accueillir ces migrants.
10.000 migrants sont bloqués à la frontière greco-macédonienne. Mais c'est dix fois plus de candidats à l'asile que redoute d'accueillir désormais la Grèce
Quand Zahraa Alshibly ferme les yeux, elle rêve de "les rouvrir en Suède". Mais c'est bien à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, que l'Irakienne de 16 ans est coincée depuis dix jours à espérer la poursuite de son voyage.
À Idomeni, village grec à la frontière avec la Macédoine, la police macédonienne a tiré lundi des gaz lacrymogènes contre des centaines de migrants qui tentaient de forcer la barrière frontalière pour protester contre la fermeture des frontières, un sujet qui divise l'Union européenne.
«Comment pourrait-on obtenir un passeport alors que notre pays est en guerre?» s'interroge Olija, anxieuse, à la frontière macédonienne. Depuis trois jours, les treize membres de cette famille syrienne sont bloqués au camp de réfugiés d'Idomeni, en Grèce, juste à la frontière avec la Macédoine.
Les températures, dans le petit village d'Idomeni, dans le nord de la Grèce, fluctuent entre - 9° et - 10° ces jours-ci. C'est assez pour tétaniser les quelque 1700 réfugiés qui se sont retrouvés, mardi 19 janvier dernier, bloqués à la frontière gréco-macédonienne.
C'est un haut lieu de la vie sportive grecque. Un stade avec vue sur la mer, situé au sud d'Athènes, où se déroulent les compétitions de sports de combat et que l'on surnomme « le Taekwondo ».
L'opération était attendue depuis plusieurs jours. Près de 400 policiers des forces spéciales grecques ont investi mercredi 9 décembre au petit matin le camp de migrants d'Idomeni situé au nord de la Grèce, à la frontière avec la Macédoine.