
Le premier ministre grec Alexis Tsipras (à gauche) en discussion avec le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici à Athènes le 15 février 2017. © LOUISA GOULIAMAKI / AFP Photo
Comme un boomerang, la question grecque est de retour. Cela n'a rien de surprenant. La Grèce a une énorme dette publique qui ne disparaîtra pas spontanément. Comme toujours, lorsque de lourdes échéances de remboursement se profilent à l'horizon, la tension remonte. Cette fois-ci, ce sont 6 milliards d'euros que la Grèce doit trouver d'ici juillet.
La situation a quelque chose de surréel. Depuis 2010, quand la crise a éclaté, les gouvernements grecs successifs ont considérablement réduit leurs déficits, mais le poids de la dette n'a cessé de grimper, s'approchant aujourd'hui de 180% du PIB. Ses partenaires européens agitent la carotte d'une remise si le gouvernement fait ce qu'on lui dit, en premier lieu des efforts budgétaires supplémentaires. Mais le FMI a récemment estimé que de tels efforts bloquent toute reprise de la croissance, et sans croissance la Grèce n'a aucune chance d'atteindre les objectifs assignés.
Une sorte de comédie grecque
Bizarrement, le gouvernement grec est très remonté contre le FMI qui, en plus, réclame une remise de dette. La raison est que le FMI pousse à des réformes de structure qui sont politiquement difficiles. Or le...