
À la veille de la grève générale, des journalistes manifestaient mercredi à Athènes contre la réforme des retraites. Crédits photo : ALKIS KONSTANTINIDIS/REUTERS
Nouveau coup dur pour le premier ministre grec Alexis Tsipras qui doit affronter, ce jeudi, sa troisième grève générale depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2015. Toutes les administrations, les ports, aéroports, écoles, banques, tribunaux et même taxis devraient être massivement mobilisés pour manifester dans les grandes villes du pays contre les réformes que le gouvernement s'est engagé à mettre en ?uvre dans le cadre du nouveau plan d'aide européen de 86 milliards d'euros.
L'épineuse refonte du système des retraites concentre le mécontentement. «On veut nous faire mourir à petit feu» commente Stelios, un architecte grec de 57 ans. Il n'a pas fermé son cabinet, et continue, jusqu'à présent, de cotiser à la caisse des architectes, une manière «de pouvoir assurer un minimum de sécurité à ma femme et mes deux filles» précise-t-il. Mais crise oblige, il enchaîne les petits boulots. Comme lui, avocats, notaires ou médecins se joindront aux cortège de fonctionnaires dans les manifestations du jour.
Pendant ce temps, les représentants des créanciers (FMI, BCE, Commission européenne, MES qui est le fonds de sauvetage de la zone euro), arrivés en début de semaine...