
Alexis Tsipras a mis deux ans à construire le Syriza, le parti de la gauche radicale, pour en faire un vrai parti capable de gagner des élections, mais six mois de gouvernance ont fait voler en éclats cette façade d'unité. Le dilemme qui oppose les pragmatiques aux radicaux est loin d'être théorique.
Le Syriza doit en effet voter des textes de loi au parlement. Or, ces textes n'ont plus rien à voir avec ses promesses électorales. Non seulement ils sont l'émanation d'une politique néolibérale aux antipodes de celle du Syriza et de tout parti de gauche qui se respecte, mais l'injection de liquidités dans l'économie du pays totalement paralysée dépend tant de ce vote au parlement que de la mise en application de ces mesures.
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