Παράκαμψη προς το κυρίως περιεχόμενο

La Turquie met dans la balance la Faculté de théologie de Halki et la minorité musulmane de Thrace

Profile picture for user iNFO-GRECE
Από iNFO-GRECE ,

"La réouverture de la Faculté de théologie de Halki doit se faire non pas parce que l'UE le veut, mais parce qu'il s'agit d'une question dépendant des droits de l'Homme", a déclaré jeudi dernier le ministre d'Etat et négociateur en chef de la Turquie pour les pourparlers d'adhésion à l'Union européenne, Egemen Bagis, mais, le même jour le premier ministre turc Recep Tayipp Erdogan, revendiquait des droits pour la minorité musulmane en Thrace.

Répondant à une question de presse, M. Bagis a souligné "nous devons le faire, non pas pour l'UE mais pour nous-mêmes. Nous devons régler cette question, non parce que l'UE l'a demandé, mais en observant l'approche de ce sujet comme une question des droits de l'Homme. Si des citoyens qui paient leurs taxes et font leur service militaire ont certains besoins, nous devons être en mesure de satisfaire ces besoins".

Interrogé s'il faut s'attendre à des développements en ce qui concerne la réouverture de la Faculté de théologie, M. Bagis a souligné qu'"il s'agit d'une question qui dépasse toute déclaration que lui-même peut faire. Nous devons examiner la question au niveau juridique et constitutionnel et en discuter en Conseil des ministres. Je pense que nous pouvons matérialiser par la suite la décision qui sera prise en commun".

L'Ecole de théologie de Halki était le principal lieu de formation du clergé du Patriarcat œcuménique de Constantinople, et bien au-delà, de l'ensemble du monde orthodoxe. Elle a été fermée en 1971 par les autorités turques, et sa réouverture est depuis une des demandes permanentes de la Grèce.

Le même jour, le premier ministre turc, Recep Tayipp Erdogan, dans une interview à la chaîne de télévision turque NTV faisait état "des problèmes de la minorité en Thrace", en réponse à une question sur la réouverture de la Faculté de Théologie de Halki.

La ministre grecque des Affaires étrangères, Dora Bakoaynnis, a aussitôt répondu que "M. Erdogan sait très bien que le respect des libertés religieuses et des droits de l'Homme est la première et la plus fondamentale obligation de la Turquie vis-à-vis de ses citoyens".

"De plus, a relevé le chef de la diplomatie grecque, la Turquie en tant que pays candidat à l'UE s'est engagée formellement à répondre aux principes, aux critères (de l'UE), à protéger ces droits", enchaînant que "la Grèce est fière de la politique qu'elle suit. En Thrace, nous appliquons et approfondissons une politique d'égalité devant la loi, devant les institutions, en plein respect du Traité de Lausanne et du droit international et européen. Nous répondons positivement aux mesures de renforcement du statut de la minorité musulmane".

Enfin, la ministre a conclu par une dernière observation: "Les musulmans en Thrace sont des citoyens grecs et ils en sont fiers".

i-GR/ANA-MPA

Βαθμολογήστε πρώτοι αυτό το άρθρο