
Moria, le principal camp de migrants sur l’île de Lesbos en Grèce, immortalisé pendant l’été 2018. ARIS MESSINIS/AFP
Athènes veut enfermer les migrants dans des centres
Les autorités grecques, confrontées à l'afflux récent de 40.000 personnes dans les îles de la mer Égée, espèrent calmer des riverains ulcérés.
Athènes
La symbolique est de taille: Moria, surnommé «l'enfer», sera bientôt fermé. Le plus grand centre d'accueil de migrants et de réfugiés en Europe, situé à Lesbos, comme ceux des îles de Chios et Samos, devrait bientôt appartenir au passé. Cette décision du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis intervient alors que la crise migratoire prend des proportions inquiétantes. «Ces quatre derniers mois, nous avons dénombré 40.000 arrivées dans les cinq îles de la mer Égée», confirme le ministère de la Protection du citoyen, «dont 1 345 rien que le week-end dernier».
Plus de 27.000 migrants et réfugiés, dont une majorité de femmes et d'enfants, parfois non accompagnés, s'entassent actuellement dans des conditions sanitaires déplorables dans trois centres d'une capacité totale de 4 500 places. Les autorités européennes ont qualifié cette situation d'explosive, et la politique migratoire commune tarde à naître. L'enjeu est pourtant...