
Le premier ministre grec Alexis Tsipras (à droite) et Nikos Pappas, ministre d'Etat de la politique digitale, à Athènes (Grèce) en juillet 2015.
La visite d'un président français n'est jamais une mince affaire pour Athènes. La venue d'Emmanuel Macron jeudi 7 et vendredi 8 septembre ne déroge pas à la règle. L'allié historique français est attendu avec impatience par un gouvernement grec en quête de caution internationale, venant valider le timide début de reprise économique, après plus de huit ans d'une récession qui a fait perdre au pays plus d'un quart de son produit intérieur brut (PIB).
« Notre économie se stabilise, nous pensons pouvoir atteindre plus de 1,5 % de croissance en 2017 », affirme au Monde Nikos Pappas, ministre d'Etat de la politique numériqueet bras droit du premier ministre grec, Alexis Tsipras.
Les derniers chiffres publiés le 1er septembre par l'organisme grec de statistiques (Elstat) ont confirmé une croissance de 0,5 % au deuxième trimestre par rapport aux trois premiers mois de l'année. Et le pays a effectué, en juillet, un retour sur le marché obligataire à cinq ans.
« Message de confiance »
Des progrès que le président Macron souhaite encourager. « Sa venue veut envoyer un message de confiance », souligne-t-on à l'Elysée. C'est-à-dire cesser...