
En mai 2016, le gouvernement a annoncé une série de mesures qui ont à nouveau mis la population dans la rue.
En dépit des multiples plans d'aides, l'endettement public du gouvernement grec continue de gonfler. Les créanciers européens refusent pourtant d'envisager un effacement. Analyse.
C'est devenu une habitude,un ballet bien rodé auquel les marchés prêtent à peine attention. Pour débloquer l'aide financière de ses créanciers, la Grèce vote, dans la douleur, des mesures de rigueur. Le pays peut alors passer sans accident une ou deux échéances financières, tandis que la grogne monte dans les rues d'Athènes.
NOTRE DOSSIER >> La crise en Grèce
Au début du mois de mai, le Parlement a ainsi voté une baisse des retraites, un abaissement du seuil d'imposition, un relèvement des cotisations sur les salaires, et une hausse de l'impôt sur les bénéfices des entreprises. C'était la condition nécessaire pour que l'Europe débloque une nouvelle tranche d'aide d'environ 5,4 milliards d'euros. La condition aussi pour Athènes de pouvoir passer l'échéance de 2,8 milliards d'euros du mois de juillet.