
Un manifestant entonne des slogans anti-austérité, vendredi à Athènes. Crédits photo : Petros Giannakouris/AP
La résignation, la déception et la déprime ont pris le dessus en Grèce. Vendredi, si le pays était paralysé, dans les rues d'Athènes, il n'y avait que quelques milliers de personnes en marge de la quatrième grève générale depuis l'arrivée au pouvoir du premier ministre, Alexis Tsipras, en janvier 2015. Les banderoles et calicots ont les mêmes slogans, «ne touchez pas à nos retraites ni à notre protection santé» ou encore «dehors le Fonds monétaire international, sortons des mémorandums». Mémorandums, c'est ainsi que sont appelés, dans le jargon technocratique, ces plans de rigueur scellés avec l'UE et le FMI depuis 2010, qui imposent à Athènes des réformes en échange de prêts. Conclu l'été dernier, le dernier se chiffre ...