
«Qu'on nous laisse remettre en marche notre économie, retrouver de la croissance et de l'investissement. Alors nous pourrons rembourser nos créanciers», affirme Nikos Kotzias Crédits photo : Lucien Lung
LE FIGARO. - Les relations sont à nouveau tendues entre la Grèce et ses créanciers: le gouvernement d'Alexis Tsipras joue-t-il le jeu des réformes, comme il s'y était engagé en juillet 2015?
Nikos KOTZIAS. - Nous avons appliqué les réformes prévues sans aucune ambiguïté. Mais l'UE, la BCE et le FMI nous demandent maintenant des changements supplémentaires, qui n'étaient pas compris dans l'accord de 2015. D'ailleurs, en fait de réformes, je considère qu'il s'agit plutôt de mesures libérales additionnelles. C'est un plan insensé! Nous avons perdu 27 % de PIB en huit ans, la dette s'élève à 184 % de la richesse nationale, on nous a forcés à couper les crédits pour la recherche, la santé, l'éducation. Ces décisions auront un impact très négatif à long terme. Par ailleurs, nos statistiques s'améliorent peu à peu, le taux de chômage est redescendu de 27 % à 24 %. Qu'on ...