
Dès que la victoire de Syriza est devenue probante, les supporters du parti d'Alexis Tsipras sont descendus en liesse dans les rues d'Athènes. Image: AP
La Grèce a vécu une journée électorale à rebondissements dimanche. D'une timide différence estimée par les sondeurs à un ou deux pour-cent à peine entre les deux grands pôles de la politique que représentent le parti de gauche Syriza et les conservateurs de Nouvelle Démocratie, l'écart s'est peu à peu creusé jusqu'à atteindre 7,5 points en fin de soirée. La formation du premier ministre sortant Alexis Tsipras a ainsi obtenu une probante victoire avec 35,5% voix et 145 députés contre 28,1% des bulletins et 75 élus pour la droite, après dépouillage de la moitié des urnes.
Deux enseignements principaux se dégagent déjà: l'enracinement solide de Syriza comme parti gouvernemental, et non pas comme une brève parenthèse, et la déroute des instituts de sondages, qui avait déjà bien failli lors du référendum du 4 juillet. Bien qu'il n'obtienne pas la majorité absolue, Syriza signe en...