![La Grèce a perdu toute la richesse gagnée depuis son passage à l'euro Selon l'économiste Charles Wyplosz, l'introduction de la monnaie unique « dans les Etats périphériques, [elle] a déclenché une forte baisse des taux d'intérêt et des coûts du crédit, qui se sont rapprochés des niveaux allemands »](/sites/default/files/styles/max_325x325/public/images/press_feed_item/2015/07/03/4669047_6_cef2_selon-l-economiste-charles-wyplosz_4729c0a947488faa06414532a79785ed.jpg.webp?itok=7cvA0rO8)
Selon l'économiste Charles Wyplosz, l'introduction de la monnaie unique « dans les Etats périphériques, [elle] a déclenché une forte baisse des taux d'intérêt et des coûts du crédit, qui se sont rapprochés des niveaux allemands »
Aucune statistique ne peut restituer l'ampleur des sacrifices concédés par les Grecs depuis six ans. Certains chiffres aident néanmoins à la mesurer. En 1999, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la Grèce, en parité de pouvoir d'achat, s'élevait ainsi à 24 429 dollars (22 020 euros), selon les calculs de l'institut de conjoncture Coe-Rexecode.
En 2007, il est monté jusqu'à 33 018 dollars (29 765 euros), avant de retomber à 24 564 dollars (22 145 euros) en 2014. « Cela signifie que depuis la crise, les Grecs ont reperdu toute la richesse qu'ils avaient gagnée depuis l'entrée dans l'euro », résume Charles-Henri Colombier, de Coe-Rexecode.
Sur la même période, le PIB par tête de la zone euro est passé de 33 562 dollars (30 257 euros) en 1999 à 37 141 dollars (33 483 euros) aujourd'hui, avec un pic à 38 483 dollars (34 693 euros) en 2007. Malgré la crise, les pays de l'union monétaire affichent donc en moyenne une richesse par tête supérieure à celle de 1999. Seule la Grèce fait figure d'exception, avec l'Italie. « Si l'on regarde froidement les chiffres, c'est un complet retour quinze ans en arrière », se désole Patrick Artus, économiste...