
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, espère que l'adoption de la réforme des retraites contribuera à ouvrir le débat sur la question du règlement de la dette du pays. Crédits photo : ALKIS KONSTANTINIDIS/REUTERS
Après 48 heures de grève générale dans le pays, le Parlement grec a adopté, ce lundi, une réforme des retraites, controversée mais réclamée par les créanciers du pays, à quelques heures d'une importante réunion à Bruxelles de l'Eurogroupe sur la Grèce. A l'issue de deux jours de débats, les 153 députés de la majorité gouvernementale, composée de la gauche Syriza et du parti souverainiste Anel, ont voté dans la nuit de dimanche à lundi en faveur de cette loi intitulée «un système unifié de sécurité sociale, réforme du système des retraites et règlement de l'impôt sur le revenu».
Les 143 autres députés présents dans l'hémicycle, tous membres de l'opposition, dont la droite de la Nouvelle-Démocratie, ont voté contre ce texte, contesté par les syndicats et qui prévoit la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations, des taxes et de l'imposition surtout pour les moyens et hauts revenus.
Une mobilisation plus faible contre la réforme
Le vote de la loi a provoqué la mobilisation des syndicats et une grève générale vendredi et samedi ayant surtout touché les transports en commun. Les...