
Les quotidiens ont fait lundi leurs gros titres sur l'humiliation infligée, selon eux, à la Grèce par l'Allemagne. Image: Keystone
Les Grecs ont accueilli lundi matin la nouvelle d'un accord à Bruxelles sur la dette et un nouveau programme d'aide international avec des sentiments contrastés. S'y mélangent du soulagement et un fort ressentiment, dirigé avant tout contre l'Allemagne.
Pour une frange importante du pays, qui n'hésite pas à convoquer les fantômes de la Seconde Guerre mondiale, l'arrangement de Bruxelles apparaît comme une cinglante défaite: le pays sort humilié des tractations et devra endurer de nouvelles mesures d'austérité.
Tsipras doit maintenant convaincre
Le premier ministre Alexis Tsipras doit désormais rentrer à Athènes avec la délicate mission de convaincre ses compatriotes du bien-fondé des réformes sur lesquelles les dirigeants européens et lui-même se sont mis d'accord au bout d'une négociation marathon conclue par une ultime nuit blanche.
Il devra aussi tenter...