
Lundi 15 juin, la Grèce s'ouvre de nouveau aux touristes, qui seront soumis à des tests à leur arrivée, seulement de manière aléatoire. Les liaisons aériennes à partir de vingt-neuf pays, en majorité de l'Union européenne, sont rétablies. Mais les camps de réfugiés restent, eux, soumis aux mesures de confinement jusqu'au 21 juin. Pour la troisième fois consécutive depuis mars, le gouvernement a décidé de prolonger les mesures de restriction de mouvements des demandeurs d'asile.
La décision a été publiée discrètement pendant le week-end dans le journal officiel et n'a pas fait l'objet de communiqué ni de commentaire de la part du gouvernement. Mais elle n'est pas passée inaperçue dans les camps, ni dans les rangs des défenseurs des droits de l'homme. D'après le porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR),Boris Cheshirkov, « les mesures temporaires et exceptionnelles appliquées par le gouvernement dans les îles de la mer Egée doivent être proportionnelles à ce qui s'applique dans toute la Grèce et ne doivent pas être plus longues que nécessaire ».
Un avis partagé par Médecins sans frontières, qui dénonce une « mesure...