
« Je vais pleurer de rage », a lancé, mardi 3 août sur Twitter, Muhammet Tokat, le maire de Milas (région de Mugla), une ville balnéaire du sud de la Turquie où se situe une importante centrale thermique menacée par les flammes. Voici une semaine que la Turquie est confrontée aux pires incendies de son histoire, un désastre écologique majeur pour sa côte turquoise, dont une partie des collines verdoyantes ne sont plus que désolation. Environ 100 000 hectares de cultures et de pinèdes ont été réduits en cendres, huit fois plus que la moyenne annuelle sur la période 2008-2020.
Depuis les premiers départs de feux, huit personnes ont péri et des centaines ont été blessées, tandis que de nombreux villageois ont perdu leurs maisons et leur bétail. En une semaine, les 5 000 pompiers mobilisés sont parvenus à maîtriser 130 incendies dans 30 provinces du pays, soulignent les...